Aux origines du théâtre : la Grèce antique et le culte dionysiaque.

Publié le 25 Février 2013

Aux origines du théâtre : la Grèce antique et le culte dionysiaque.

Petit rappel sur Dionysos ?

Son nom : « sorti de la cuisse de Jupiter » d’où né deux fois.

Dionysos est l’immortel le plus populaire. Des grands dieux, il est le seul à être né d’une mortelle, le seul à habiter parmi les humains, le seul à préférer le vin au nectar, le seul à ne pas posséder (au début) de temple, et donc à vouloir un culte célébré en plein air, donc populaire.

Célébration de son culte : pour le célébrer, il faut se vêtir comme lui. Sur la tête, la couronne de lierre, dans le dos, la « nébride », peau de faon tachetée, en guise de ceinture, des serpents vivants ! et à la main, le « thyrse », lance entourée de lierre et terminée par une pomme de pin. Dionysos est toujours suivi d’un cortège de satyres et de femmes. Après absorption de vin (de beaucoup de vin !), on chante, on danse de façon frénétique et l’on frappe le sol de son thyrse. A la fin de la cérémonie, on sacrifie un enfant (détail horriiible : la tête de l'enfant est symbolisée par cette pomme de pin, au bout du thyrse) : eh oui…il peut être cruel ce dieu-là !

Aux origines du théâtre : la Grèce antique et le culte dionysiaque.

Naissance du théâtre antique : un chaos tournoyant :

Pour canaliser l’orgie dionysiaque, la société va d’abord faire un « chaos tournoyant ». Ce culte prendra en 200 ans la forme du théâtre telle que nous la connaissons.

Phase A : sur la place du village, on a dressé une borne en pierre, c’est l’autel sur lequel on sacrifiera un bouc (« tragos »…qui donnera son nom à la « tragédie » !). Selon l’ivresse des participants, on tourne autour de l’autel en psalmodiant ; on peut alors porter d’énormes phallus en bois, chevaucher des ânes…je vous laisse vérifier par vous-mêmes ce que peut bien vouloir désigner ce mot étrange, en cliquant sur le lien ci-dessous…

Phase B : l’anneau tournant des chanteurs –danseurs se réduit ; les villageois regardent les « choreutes » (cf lien ci-dessous pour la définition) improviser.

Phase C : un choreute (plus imbibé ?) ou plus inspiré que les autres, grimpe sur l’autel et improvise seul. Il devient le chef de chœur ou coryphée. Les autres choreutes reprennent ses chants.

Phase D : une table est placée près de l’autel ; le coryphée y monte ou y saute (saltimbanque = saltare in banco !!!) puis dialogue avec le chœur.

Aux origines du théâtre : la Grèce antique et le culte dionysiaque.

Phase E : le théâtre peut naître : on déplace la table (qui deviendra la scène), le coryphée fait face aux spectateurs…

Toutes ces infos et illustrations sont extraites de l'"Histoire du théâtre dessinée" d'André Degaine...une documentation rapide et illustrée d'une étonnante richesse. N'hésitez pas à me demander l'ouvrage ! Votre prof. de lettres :-)

Rédigé par Le blog Lettres du lycée d'Ambérieu

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T
génial
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D
Mettre le livre de Degaine à la poubelle et passer à une documentation sérieuse. il n'y a pas un mot de vrai dans ce blog. A commencer par les choeurs tragiques qui n'ont jamais tourné en rond.
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T
dacc
R
ok